COMPLEMENTAIRE SANTE

Cette complémentaire qui est maintenant obligatoire pour tous les salariés en entreprise, fait cruellement défaut pour les retraités, en règle générale, la complémentaire santé cesse avec la fin de l’activité salarié et ce malgré une période de transition. Force est aussi de constater qu’avec l’avancée en âge croissent les besoins médicaux, que dans de nombreux cas le coût des mutuelles croît avec l’âge.
Dans nos SSR nous constatons que des camarades, même s’il existe la CMU C et une aide à l’acquisition d’une complémentaire santé, ont des niveaux de revenus qui les amènent à se passer de complémentaire santé et parfois de renoncer aux soins.
LES MUTUELLES
Trois types d’intervenants existent sur le marché des complémentaires santé, les vraies mutuelles, les institutions de prévoyance paritaires qui dépendent le plus souvent des groupes de protection sociale, enfin les assurances à caractère capitalistique. En règle générale, nous préférons les vraies mutuelles.
Enfin il existe deux types de contrats, le contrat individuel et le contrat collectif qui est pour nous meilleur, car négocié collectivement et souvent sans conditions d’ancienneté pour bénéficier de prestations et de plus la cotisation n’évolue pas avec l’âge.
NOTRE REVENDICATION
Un contrat collectif pour les adhérents des SSR Métaux  » SOMILOR HARMONIE MUTUELLE  » proposé par notre fédération et notre UFR. Vous trouverez toutes les informations et les tarifs sur le site https://ufr.cfdt-fgmm.fr voir la page  » santé protection sociale  »
L’action pour la généralisation de la complémentaire santé est un élément important de notre cahier revendicatif.

Amiante 
Un scandale sanitaire et maintenant un scandale judiciaire 

Pierre MEQUINION Référent AT/MP* des Deux Flandres depuis 2002.
(*Accidents du Travail / Maladie Professionnel.)
Embauché le 1 Août 1973 comme électromécanicien à la NORMED. Il est affecté aux Ateliers Mécaniques Electriques (AME – Rosendaël). Pierre a travaillé à bord des navires en construction ou l’amiante était partout, de la salle des machines à la  Timonerie. En ateliers à la réparation et à la construction de moteurs électriques l’amiante était utilisée au quotidien (Tresses, Plaques, Rubans, Isolants, Gants ….).Pierre a quitté l’entreprise le 31 mars 2004 pour une préretraite amiante dans le cadre de pathologies inscrites au tableau 30 des maladies professionnelles (Plaques, épaississements, nodules, atélectasies par enroulement).
Son engagement syndical : Pierre Adhère à la CFDT le 1 septembre 1975, il exerce les mandats de DS et de CHS de 75 à 1980. Il représente la branche navale à la FGMM jusqu’en 1980. Délégué syndical CFDT, secrétaire du CE de 1980 à 2004. Depuis 2002 il tient les permanences CFDT (AT/MP et Juridique).

Tu es ancien salarié de la NORMED, que penses-tu de la décision de justice qui exonère les employeurs de responsabilité pénale ?
Le motif allégué par la justice est fondé sur une demande du parquet de Paris qui a demandé la fin des investigations dans plusieurs enquêtes pénales, considérant qu’il est impossible de déterminer avec certitude quand les victimes ont été intoxiquées (problème connu depuis 1906, Cf. rapport AURIBAUT).
Le Parquet, nul ne peut l’ignorer, est soumis directement au ministre de la Justice. La volonté politique des différents gouvernements successifs de ces dernières années est de tout mettre en œuvre pour qu’il n’y ait pas « de procès des empoisonneurs » et par voie de conséquence au bout du bout que l’état ne soit pas reconnu co-responsable des centaines des milliers de victimes de ce poison !!! (Les ministres passent, les fonctionnaires « Amiante » restent…).
– Pour quelles raisons la CFDT retraités et actifs poursuivent leur action ?
Les veuves, les veufs, les victimes de maladies de l’amiante, les actifs, les retraités ne peuvent se résoudre à abandonner la lutte face à ce déni de justice sachant que d’autres poisons viendront probablement relayer cette catastrophes sanitaire (fibres céramiques, particules …). Le combat se poursuit en cassation.

Protection Sociale, un enjeu pour tous et particulièrement pour les retraités

C’est un des éléments essentiel du bien vivre en société, on juge un pays, une civilisation à son niveau de protection sociale, solidarité entre citoyens, protection face aux coups durs dont personne n’est à l’abri dans notre société. 
NOTRE COMBAT
Quand nous étions actifs salariés, c’était une partie importante de notre vie et de notre combat syndical, est-il besoin de rappeler les avancées extraordinaires que furent la sécurité sociale, les allocations familiales, les régimes de retraite sécu et complémentaires, plus récemment encore l’ANI de 2013 signé par la CFDT qui généralisait la complémentaire santé pour tous les salariés, faut-il rappeler que dans notre secteur d’activité de nombreux salariés particulièrement dans les PME ne bénéficiaient pas de complémentaire santé. Pour les retraités que nous sommes aujourd’hui, c’est la protection sociale qui régule la quasi-totalité de notre vie.
NOS REVENUS
Dans la métallurgie, comme dans d’autres branches du privé, la retraite versée par la CARSAT ( Sécu ), auquel il faut ajouter la complémentaire versée par la caisse ARRCO pour tous et parfois par la caisse AGIRC pour ceux qui ont eu tout ou partie de la carrière chez les cadres, parfois pour ceux qui ont des carrières incomplètes ou de très faibles niveaux de retraites, c’est la solidarité Nationale qui assure des minimums ( APSA, CMU,APA …
A part quelques cas peu nombreux qui ont des revenus immobiliers, boursiers ou de l’épargne pour la très grande majorité des retraités de nos professions, la totalité du revenu est le fait de la protection sociale
NOTRE SANTE
L’avancée en âge à pour effet en règle générale de voir s’accroitre les besoins d’accès aux soins, à titre d’exemple les patients en A.L.D, plus fréquents chez les retraités que chez les salariés représentent 14%des assurés pour 64% des dépenses de santé. Même s’il est juste de dire que la France a un des meilleurs système de santé au monde, une espérance de vie après 65 ans au premier rang des pays de l’OCDE, un reste à charge au final pour les ménages parmi les plus faibles au monde et une couverture sociale qui a permis des progrès médicaux et des innovations thérapeutiques.
REDUIRE LES INEGALITES
Nous pouvons cependant mieux faire, pour réduire les inégalités sociales, elles restent importantes, les inégalités sont aussi géographiques (déserts médicaux ). La politique de prévention est elle aussi notoirement sous-développée, il faut aussi rappeler que les maux auxquels nous avons à faire face sont souvent la résultante des mauvaises conditions de vie et de travail auxquelles nous avons été confrontés tout au long de notre vie de salarié.
Ce sont quelques aspects de la protection sociale, sujet sur lequel nous ne saurions être exhaustifs, dans la page ci-contre nous abordons deux éclairages:
– la complémentaire santé, non encore généralisée pour les retraités
– L’amiante dont les effets se déclarent longtemps après l’exposition

 

 

Tarifs, prestations, avantages  SOMILOR – HARMONIE MUTELLE  un clic sur le lien ci dessous

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Tout savoir sur la complémentaire santé négociée

pour les adhérents CFDT par la FGMM

Un clic sur la page

SOMILOR Harmonie Mutuelle

 

 

HISTOIRE ET ACTUALITÉ  SYNDICALE

DU MINIMUM CONTRIBUTIF

Le minimum contributif institué en 1983 est un droit et non un minimum social.
A ne pas confondre avec le minimum vieillesse devenu ASPA (allocation de Solidarité aux personnes âgées), 800€ par mois.
Institué en 1956, qui est un minimum social accordé sous condition de ressource à toute personne âgée de 65 ans (60 ans en cas d’invalidité), qu’elle ait cotisé ou non à un régime d’assurance vieillesse, travaillé ou non.
Il est accordé à tout salarié du secteur privé ayant travaillé et cotisé 150 trimestres, mais ayant reçu de faibles salaires.

Le minimum contributif est à mettre à l’actif de la CFDT, qui revendique :

Un minimum de pension globale, égale au SMIC. Pour atteindre ce montant, il faut :
La part du régime général en y ajoutant la pension du régime complémentaire ARRCO et AGIRC.
Ainsi, en janvier 1984, le minimum contributif représentait 73% du SMIC net et avec la retraite complémentaire ARRCO, il garantissait un revenu mensuel, à hauteur de 95% du SMIC net.
Mais dès 1986, ce minimum se dégrade, car les revalorisations sont indexées sur les prix et non sur le SMIC, et c’est ainsi qu’on arrive à la situation intolérable décrite dans l’exemple ci-dessous.

LE MINIMUM CONTRIBUTIF UNE BASSE PENSION EN PLEINE DÉGRADATION…

Mme X…84 ans, a travaillé toute sa vie en touchant des salaires avoisinants le SMIC (cotisations versées sur la base 40h/semaine. La CRAV lui valide 150 trimestres (37,5 années), la pension a été liquidée le 1.05.1989. Elle perçoit aujourd’hui de la CRAV CARSAT, le minimum contributif.
Au 01.04.2013………………………………………………………….628,99€/mois
Réunica……………………………………………………………………114,01€/mois
IRCEM…………………………………………………………………………43,61€/mois
IRCANTEC………………………………………………………………… 29,19€/mois
TOTAL RETRAITE + COMPLÉMENTAIRE 815,70€/mois
Soit 73% du SMIC net, alors que lors de l’institution du minimum contributif, il représentait 95% du SMIC net, soit une dégradation de 22%.
Pour info, le seuil de pauvreté est fixé en France à 964€/mois. En France 4 750 000 retraités vivent avec ce minimum contributif, ce qui confirme que 36% des 13 millions de retraités en France sont condamnés à vivre en dessous du seuil de pauvreté.

Alain BRIGNON Conseiller UFR Alsace.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]