Réflexions sur la situation                       le 23/12/2020

Joël Boittout Secrétaire général UFR FGMM

Joël Boittout

Le confinement entraine parfois pour certain une paresse militante ou plutôt un confort d’être à la maison avec ses proches pour vivre l’isolement. Cette atonie militante, il est indispensable de veiller à en sortir, pour aller à la rencontre de ceux qui sont isolés. Les conséquences psychologiques peuvent parfois avoir des répercutions dramatiques pour les personnes isolées.  Le besoin de sortir, d’échanger avec d’autres, de rencontrer ses proches est pesant. Après les fêtes, on pourrait retrouver une certaine dynamique, mais les conditions sanitaires sont loin d’être réglées et le risque d’un autre re confinement se fait pressant.

La situation économique est désastreuse pour certaines familles et chacun en appel à l’état pour intervenir afin de minimiser les effets sociaux de cette crise. Nous n’avons pas fini de comprendre tous les effets de cette crise ni d’identifier les mesures qui soulagent et redonnent la confiance. Les inégalités, que nous dénonçons depuis des années, ne serons pas réglées par les mesures prises aujourd’hui. Nous ne pourrons pas nous contenter du sentiment que la puissance publique de l’état peut tout arranger, le combat syndical doit perdurer, car l’urgence sociale ne se confond pas avec l’urgence économique. Nous devons combattre les propos de certains qui affirment « les retraités sont les gagnants de cette crise ».  Le fait du maintien des pensions ne change en rien, les pertes du pouvoir d’achat et les inégalités des pensions. La redistribution des richesses, en direction des plus démunis, est un crédo qu’il nous faut poursuivre pour plus de justice sociale.

 Les revendications demeurent toujours aussi urgentes, Sur le minimum des pensions égal au smig et sur son indexation. Sur le pouvoir de vivre et les logements décents. Sur les déserts médicaux et la gratuité des soins.Sur la loi grand âge et l’autonomie

Le manque de réunion avec les militants, en présentiel devient un écueil pour notre fonctionnement démocratique. Il nous faudra faire un effort au sortir de cette pandémie, pour réunir les adhérents de nos associations de façon festive, pour relancer le moral de chacun et retrouver la notion collective de l’action.

Je nous souhaite à tous la sortie rapide de cette crise sanitaire Je vous présente pour vous et vos proches.Tous mes vœux et Une meilleure année 2021

Retraités  A NOTRE AVIS ……  Qu’aurons-nous appris et retenu du Covid-19 ?

Evelyne ESTRADE

Evelyne ESTRADE Commission exécutive de l’UFR. UMM Centre Val de Loire     

 

La période de confinement a entraîné un arrêt brutal de l’économie aussi bien nationalement que dans une grande partie du monde. L’impact sur de nombreuses professions est considérable pour la plupart d’entre elles, public, privé, indépendant, tous les secteurs sont touchés. Face à la brutalité de la situation il a fallu, la force du collectif, du dialogue social, de la négociation, pour empêcher une dérive inquiétante des conditions de travail des salariés. Certaines entreprises ont été obligées de fermer sans anticipation possible Beaucoup de dérogations ont eu lieu, le dialogue social, un des piliers fondateurs de la CFDT, a permis dans de nombreuses entreprises d’en minimiser l’impact sur le personnel, là où les équipes syndicales étaient bien implantées. Notre action syndicale est de défendre les meilleures conditions de travail de tous les salariés,  y compris de ceux qui se sont retrouvés en 1ère ligne durant ces derniers mois, ceux que l’on encense aujourd’hui et que l’on accepte enfin de regarder avec respect. Combien de temps cela va-t-il durer ? La lutte pour la reconnaissance de la pénibilité de leurs métiers va-t-elle enfin aboutir ? Allons-nous assister à une valorisation pérenne de leurs métiers ? Le 20ème siècle a vu se développer une solidarité de l’État Français en termes de protection sociale des travailleurs puis de leur statut de retraités. C’est par l’action de toute une génération de militants motivés que ce principe a été amélioré, assurant une protection sociale dont nous pouvons mesurer les bienfaits aujourd’hui. Malgré les régressions décriées par la CFDT et dues à nos derniers gouvernants, ces acquis sociaux nous ont donné un socle qui a fait toute la différence avec des pays comme les États Unis où le chômage et la pauvreté ont explosé en peu de temps, dès l’arrivée de l’épidémie. Nous pouvons aussi saluer les luttes de nos aînés, et les combats que nous continuons à mener pour préserver une protection sociale (enviée par beaucoup), et un régime de retraite qui nous ont permis de passer le confinement plus sereinement que d’autres. En France, l’État s’est mobilisé rapidement mettant en place un certain nombre de mesures, qui sans être parfaites, ont permis à un grand nombre de s’organiser, de réagir de faire face. C’est près de 10 millions de salariés qui ont reçu un accompagnement sous la forme d’un chômage partiel, chiffre non négligeable.D’autres mesures seront indispensables en termes de formation des salariés et de maintien de l’emploi car cette crise sanitaire engendre une crise économique sans précédent. Mais que dire de ce qu’ont vécu nos aînés qui se sont retrouvés isolés dans des EHPAD en manque de soignants pour mieux les accompagner, et parfois exclus de soins indispensables, faute de place ?Notre revendication d’une loi Grand âge, de moyens appropriés pour avoir le droit de vieillir en toute dignité, prend ici toute sa justification. Face à toutes les conséquences économiques déferlant dans le monde du travail, dans notre vie au quotidien, la mobilisation des militants d’hier et d’aujourd’hui est nécessaire. Pour une protection sociale pérenne, une perpétuelle amélioration reste indispensable, car nous savons tous que rien n’est jamais acquis.

Retraités  A NOTRE AVIS …… 

Alain Grillet Commission exécutive de l’UFR, Responsable de l’information UMM Nord pas de Calais

La situation actuelle : rupture du pacte social

Alain Grillet

Le 3 Octobre 2019, la CFDT retraités avait appelé ses adhérents à agir partout en France pour le maintien du pouvoir d’achat. En effet aucun gouvernement avant 2017 n’avait érigé en principe d’érosion organisée et systématique du pouvoir d’achat des retraités rompant ainsi les règles de notre contrat social. Gel ou augmentation minimale des pensions. Indexation sur les prix au lieu des salaires. Hausse de 1,7 % de CSG. L’augmentation de la CSG et le gel des pensions ont altéré sérieusement les revenus des retraités. Nous demandons une nouvelle indexation des pensions qui garantisse le maintien du niveau de vie des retraités. Des revendications restent lettre morte : Prise en charge de la complémentaire santé. Contrats labellisés sur des critères de prix et de qualité pour les + de 65 ans. Application obligatoire du tiers payant. Financement à la hauteur du défi du vieillissement de la société. La compensation des exonérations de cotisations sociales dans le budget de la Sécurité sociale. Le gouvernement ne répond à nos revendications et nous contraint même d’engager des actions juridiques afin d’obtenir la suppression du 1 % de cotisation maladie sur les retraites complémentaires. Exigeons  plus  de justice sociale La CFDT revendique une réforme de retraite systémique depuis son congrès de Tours en 2010, mais en prenant en compte toutes les pénibilités, et qui ne pénalise plus les femmes, les poly-pensionnés, les précaires, les bas salaires permettant le choix de sa date de départ en retraite avec un revenu décent. Le projet actuel du gouvernement n’est pas celui de la CFDT. S’il contient des mesures positives il doit être encore largement amélioré. Pas de justice sociale sans solidarité universelle, sans droits personnalisés, sans égalité Femmes / Hommes, sans construction de droits nouveaux, sans sécurisation des transitions entre systèmes actuels et futur régime universel. Pour nous, il est impératif que le gouvernement donne des gages, et annonce des mesures positives pour les salariés et les retraités.

Retraités  A NOTRE AVIS …… 

Joël Boittout Secrétaire général UFR FGMM

Ensemble toutes générations confondues pour une CFDT forte de tous ses adhérents.

Joël BOITTOUT

L’Assemblée générale de l’UFR s’est tenue le 22 octobre 2019 en présence des conseillers et des délégations de SSR de chaque UMM. Nous nous félicitons aussi de la présence de certains secrétaires de ces structures. Cela renforce notre lien intergénérationnel  avec les adhérents salariés de la FGMM. Pour ce moment privilégié pour la démocratie de notre organisation, les délégués se sont exprimés sur l’activité  et ont pris part aux débats  sur les orientations pour le mandat des quatre prochaines années. Le développement a été réaffirmé comme priorité de ce rapport d’orientation. Constituer un groupe développement au sein de l’UFR, faire l’état des lieux et actualiser les outils de développement afin de faciliter le transfert des adhérents. Le dialogue et le bon sens doivent prévaloir aux intérêts partisans qu’ils soient financiers ou simplement guidés par la notion de pouvoir lors des rencontres UTR et SSR. Les conventions tripartites nous donnent l’occasion de faire progresser le syndicalisme retraité en mettant en place des SSR dans les Unions Territoriales de Retraités tout en gardant notre identité de métallurgistes.Assister aux débats dans le syndicat avec les salaries et soutenir l’action des sections avec le syndicat. Notre identité c’est notre présence dans les syndicats de la métallurgie. Il s’agit d’associer les adhérents pour bâtir ensemble les positions fédérales et confédérales pour poser les revendications communes retraités et salariés. Continuons à soutenir cette double appartenance, la fédération doit nous aider dans cette démarche pour clarifier et préciser les raisons et les limites de notre présence avec les salariés.Notre présence et nos actions dans les UTR doivent être renforcées, pour soutenir les revendications sur le pouvoir d’achat des pensions, le vieillir en bonne santé et le  vivre ensemble. Nous sommes fiers d’être dans la première organisation de ce pays, pour qui nous avons tant donné et qui nous a tant apporté. Fiers de militer  pour une organisation qui revendique le pouvoir de vivre dans une société de tolérance, de respect des autres et qui lutte pour l’avenir de nos enfants et de la  planète.

UFR A NOTRE AVIS …… 

Une Europe de paix, une Europe fraternelle, une Europe plus juste socialement

La CFDT dans son histoire a toujours été pro-européenne dans son histoire. Depuis la création de la Confédération Européenne des Syndicats en 1973, nous avons soutenu bien des évènements (la chute du mur de Berlin et le soutien à Solidarnosc) pour ne citer que ceux-là. Pour la CFDT la CES à une caractéristique forte c’est d’allier l’économique et le social. Son objectif « Promouvoir le modèle social Européen et œuvrer pour une Europe unifiée, de paix et de stabilité, au sein de laquelle les travailleurs et leur famille peuvent pleinement bénéficier des droits humains et civils et de hauts niveaux de vie ».
La montée de la financiarisation de l’économie, son fonctionnement et les politiques suivies ont failli à cet objectif de progrès social. Pour la CFDT il ne s’agit pas de remettre en cause l’Europe dans une économie globalisée. Mais pour créer un monde juste ou les gens comptent avant le profit, nous devons faire évoluer les règles. Nous devons tout faire pour que l’Europe soit à l’image de l’ambition du syndicalisme Européen.Le social de l’UE est un début et un symbole pour le reste du monde, mais il doit devenir un protocole sur les droits sociaux avec des droits législatifs. C’est un ancrage critique pour une réforme nécessaire de l’économie mondiale. Là ou les citoyens ne voient pas d’avenir, nous assistons a des montées des partis populistes.
Ils illustrent le repli sur soi, le refus des autres, alors que l’Europe vise la paix et la démocratie. Nous devons combattre y compris par les urnes, la peur de l’avenir et les violences qu’ils engendrent, ainsi que parfois la haine du syndicalisme et de toutes les associations. La peur est un terreau fertile qu’il nous faut dénoncer et combattre. Beaucoup de femmes et d’hommes engagés pour la justice et la solidarité pensent qu’un autre monde est possible. Ce n’est pas utopique de penser à la paix sociale, au partage des richesses en Europe. L’Utopie, c’est ce qui n’est pas encore, mais qui peut être demain.    La commission exécutive UFR

Notre AVIS par Edith Moreau Secrétaire adjointe UMM Bourgogne

L’UFR vigilante sur la situation des personnes âgées

Edith MOREAU Secrétaire adjointe
UMM Bourgogne

L’UFR vigilante sur la situation des personnes âgées ’espérance de vie augmente aussi bien pour les Hommes que pour les Femmes. Le gouvernement a voté le 28 septembre 2015 une loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement. Nous voulons regarder quels sont les dispositifs proposés pour faire face à la perte d’autonomie des personnes âgées. La loi vise à développer et améliorer des actions coordonnées entre les différents acteurs locaux compétents. Elle a pour ambition d’assurer une meilleure couverture des besoins sur les territoires à travers des actions de prévention La C.F.D.T sera attentive à travers ses représentants dans les C.D.C.A (conseils départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie) pour que les intentions ne restent pas lettre morte et favorisent le soutien à domicile. La personne âgée en perte d ‘autonomie a droit à des aides adaptées à ses besoins et à ses ressources dans le respect de son projet de vie. Les personnes âgées et leurs familles bénéficient d’un droit à une information sur les formes d’accompagnement. L’allocation personnalisée d’autonomie (A.P.A) à domicile est actualisée au 1ER Janvier de chaque année en fonction des ressources et du montant des aides. Pour les EHPAD, le contrat d’hébergement prévoit un ensemble de prestations minimales appelé « socle de prestations ». Le prix du socle est fixé librement lors de la signature du contrat entre l’EHPAD et la famille. Le conseil de vie sociale (C.V.S) est consulté au moins une fois par an sur le prix du socle de prestations. Les EHPAD concluent une convention pluriannuelle avec le président du conseil départemental et le directeur général de l’Agence Régionale de Santé (A.R.S.). Face à la dégradation de la situation des personnes âgées en établissement, la C.F.D.T continuera à exiger une amélioration de la prise en charge de ces personnes en EHPAD. Le conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie (C.D.C.A) assure la participation des personnes âgées à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques de l’autonomie dans le département. Il est compétent en matière de prévention de la perte d’autonomie, d’accompagnement médico-social et d’accès aux soins et aux aides humaines ou techniques. Il est aussi compétent en matière d’accessibilité, de logement, d’habitat collectif, d’urbanisme, de transport. Il est consulté sur le contenu des schémas d’organisation sociale et médico-sociale. Il peut débattre de toute question concernant la politique de l’autonomie. En conclusion le budget de la C.N.S.A et des C.D.C.A doit rester réservé aux personnes âgées et handicapées en perte d’autonomie. La C.F.D.T. refuse toute ponction sur ce budget et poursuivra son action pour améliorer le confort des personnes en perte d’autonomie.